3 Mai 2011

Viens.

Je ne veux plus guérir de toi.

Viens investir mon ventre et me bouffer l’essaim, j’ai fermé les volets et posé la kalash.

Viens ma gangrène bien-aimée. Tu tireras le premier.

Je te taillerai l’obélisque à la masse, au burin, au stylet, à la pince à épiler, du bout des dents de mon dedans. J’ouvrirai grand toutes les cuisses, tous les orifices, tous les interstices pour que tu y glisses tous les doigts, tous les Toi, tous nos émois, tout ce qu’il te plaira. Jusqu’à m’en écarteler. Pour te laisser entrer mon promis, cette fois.  

Amour, tu me verras, au poil et dans ta couche, tandis que tu mangeras mon souffle, basculer ma bascule de jument liquéfiée. Un coup en avant, un en arrière. Au pas, au trop et au galop.

Ma blessure, viens planter ton pieu dessous mon chapiteau. Quel joyeux Barnum on fera tous les deux ! Tu seras mon clown blanc, je serai ton Auguste. Un tour de piste et puis s’en vont.   

Je ne veux plus guérir.

 

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